Drôle d'idée, que celle de faire pousser 2 hectares des légumes, en
agriculture biologique, en plein cœur d'agglomération ? Ce qui pouvait
passer pour un doux rêve d'écologiste, pourrait bien devenir une réalité à
Mont-Saint-Aignan.

À l'origine du projet, la vente d'un terrain d'environ 7 hectares, dont une
partie est encore exploitée par un maraicher, actuellement en retraite, sur le
fond du val (la fameuse côte bien connue des étudiants de
l'université).
La ville est concernée, d'abord parce que le site est classé
« remarquable » et protégé au PLU. Le site fait aussi
l'objet d'un programme d'action foncière qui permet à la ville d'acheter les
terrains, progressivement, pour mieux les préserver contre
l'urbanisation.
Adhérente d'AMAP (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne)
depuis plusieurs années, je suis frappée par l'importance croissante des
demandes des consommateurs citadins, de légumes de qualité,
biologiques, produits localement, mais aussi, par cette
recherche de liens avec celles et ceux qui travaillent avec la nature
pour nourrir les humains.
Aujourd'hui, la demande est forte, mais le nombre de maraîchers bio
en Haute Normandie n'atteint même pas la vingtaine ! La
pénibilité du métier et la difficulté d'accéder aux terrains agricoles
disponibles expliquent la lenteur du développement de cette activité
économique créatrice d'emplois!
Aux collectivités, maintenant, de donner le coup de pouce à cette
agriculture durable !
C'est forte de ce constat que j'ai pu convaincre l'équipe municipale de
Mont-Saint-Aignan, du projet d'installation d'une ferme maraichère
biologique au fond du val : Produire des légumes bio pour des
paniers d' « amapiens » et les cantines scolaires de la ville,
accueillir des jeunes pour les sensibiliser à la nature, à l'alimentation et la
santé, promouvoir des variétés de fruits et légumes anciens...
Aujourd'hui, passé le temps de la conviction, le montage du projet se
met en route :
- D'abord trouver les partenaires (et nombreuses sont les
collectivités locales à se préoccuper du développement de l'agriculture
biologique péri-urbaine!)
- Ensuite, trouver les finances (là, évidemment, il y a un
peu moins de monde qui se bouscule !) pour acheter les terrains, permettre à
l'actuel occupant de retrouver à se loger dans de bonnes conditions, rénover la
maison d'habitation, soutenir l'installation des équipements nécessaires à
l'activité de maraichage (serres, bâtiments...)
- Enfin, le plus important : trouver le maraîcher, porteur de projet, qui aura le talent et l'énergie pour se lancer dans l'aventure de cette activité économique hors du commun !...



Le 09 mars, vous pouvez
choisir cet avenir, en votant pour les listes de la gauche et des écologistes,
conduites par Pierre Léautey à Mont-Saint-Aignan, Dominique Bernard à
Bois-Guillaume et Benoit Pétel à Bihorel !
Difficile de passer dans cet
espèce de rail en béton, quand on a des sacoches, ou que le poids du vélo
oblige à s'y reprendre en plusieurs fois!
Les
candidats et les candidats vertes aux élections municipales et cantonales (*),
à Bihorel, Bois Guillaume et Mont Saint Aignan invitent samedi 1er mars, les
habitants des communes des plateaux et du canton de Bois Guillaume, à les
rejoindre pour participer à la rando vélo des Verts des plateaux
nord.

