Contrairement aux idées reçues, ce projet n'apportera pas de réponse à la pollution que subissent les habitants de l’agglomération Rouennaise :

  • parce que le pont Flaubert (6ème pont), lorsqu'il sera en fonction, drainera l'essentiel du trafic nord sud, cela qu'il y ait ou non, un contournement Est.
  • ce que les promoteurs du projet ne nous disent pas, c'est que la circulation à Rouen, notamment sur les quai est due, à 70%, aux migrations internes à l'agglomération... qui perdureront si des solutions de transport alternatif ne sont pas trouvées...
  • ce contournement n'empêchera pas les camions venant de l'Est par la RN 14 de continuer à passer par les quais de Rouen pour rejoindre le port...

Par contre, ce que l'on sait avec certitude, c'est qu'une autoroute défigurera les plateaux Est, favorisera l'étalement urbain et l'implantation de nouvelles zones d'activités. Par exemple, celle du futur pôle Industriel du Mont-Jarret, prévu dans le schéma de cohérence territorial (SCOT Rouen Elbeuf) et qui amènera encore plus de camions...

Ce que l'on sait, c'est que ce sont des zones naturelles d'intérêt européen, les coteaux de St Adrien, qui sont menacées, et avec elles, la célèbre et si fragile violette de Rouen, qui ne pousse que dans ce secteur de la vallée de Seine...

Ce que l'on sait enfin, c'est que de nombreux captages d'eau potable seront menacés de pollution.

Alors, au regard de ces arguments, comment peut-on penser que ce projet, qui coute la somme astronomique de 450 millions d’euros, est une solution de l'avenir ?

Oui, ce projet, vieux de 30 ans, est une solution du passé, alors que l'envolée du prix du pétrole et la menace du réchauffement climatique nous imposent d'innover.

Dire non au contournement Est, c'est dire oui aux solutions de l'avenir !