L’augmentation des gaz à effet de serre (GES) est essentiellement due à notre consommation de pétrole et de gaz, pour les transports (29% des GES en 2003) et pour le chauffage ou la climatisation de nos lieux de vie (23%).

Oui, oui ! La perspective du changement climatique nous impose une réorientation complète des politiques publiques. Pas de la petite « mesurette » ou de l’effet d’annonce devant les journalistes… Une REVOLUTION ECOLOGIQUE !

Révolution, car beaucoup de nos pratiques courantes devront évoluer, pour aller vers plus d’économies, d’eau, d’énergie, de ressources naturelles.

Révolution, surtout, parce qu’il faudra que l’Etat prenne sa part : toutes les politiques menées devront être revues au regard des enjeux écologiques.

Comment faire ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un kilo de carbone a le même effet sur le réchauffement climatique, qu’il soit produit en France ou en Chine. Le CO2 produit en France ne reste pas au-dessus de la France, il se diffuse de façon homogène dans toute l’atmosphère terrestre.

Par conséquent, il faut réduire les émissions de CO2 partout, en commençant par les kilos de CO2 les plus « faciles » à économiser.

Pour commencer, on s’attaque donc sérieusement aux premières cibles :

La 1ère, c'est les économies d'énergie dans les bâtiments : réduire les besoins de chauffage et de climatisation, en isolant les logements anciens et en construisant les nouveaux selon les normes de « très haute performance énergétique », comme le concept de maison passive déjà très développé en Allemagne.

Pour cela, il faut subventionner l'isolation des logements existant, notamment ceux du logement social, et intégrer, dans les normes de construction ces exigences.

Avantages immédiats à la clé :

  • l'augmentation du pouvoir d'achat, car la facture de chauffage baisse,
  • la création de nouveaux emplois, plus qualifiés, non délocalisables, dans le bâtiment, mais aussi dans le secteur agricole grâce aux nouveaux matériaux.
  • et évidemment une réduction massive de la contribution à l'effet de serre !

La 2ème cible (celle qui fâche !) c'est évidemment celle du transport routier, en particulier celle du transport de marchandises, responsable de 80% des émissions du secteur des transports.

Pour cela, il faut mettre en œuvre, fortement, l'alternative aux camions et à la voiture ET arrêter toute construction de nouvelles autoroutes.

Parce que concrètement, on ne peut pas d'un coté, promouvoir les alternatives à la route, et d'un autre coté, mettre des millions d'euros dans des nouvelles autoroutes, qui immanquablement appelleront le trafic, donc les émissions de GES et de pollution !

Mais qui donc, alors, veut nous faire croire que l'on va réduire la pollution routière en développant le trafic routier??

Allez, ne cherchez pas trop : TOUS les autres partis, y compris ceux qui parlent de développement durable, sont pour réaliser les 3 500 kilomètres du programme autoroutier Français que veulent nous « vendre » les pétroliers, les transporteurs routiers et les marchands de goudrons !

Et l’on ne peut pas non plus continuer à vouloir tout et son contraire. Le contournement EST est d’ailleurs un très bon exemple de cette incohérence dans les choix.

Il faut faire des choix, mettre les moyens autrefois réservés à la route, vers d’autres solutions de transport :

  • développer le transport des marchandises par voie d’eau ou par le chemin de fer ;
  • développer l'interconnexion des transports maritimes, fluviaux et ferroviaires, sur le Port de Rouen par exemple, pour améliorer les perspectives de développement économique et d'emploi local ;
  • renforcer massivement, les transports collectifs en zone urbaine, les rendre plus pratiques, moins cher ;
  • remettre en service toutes les voies réservées aux bus en centre ville ;
  • développer les transports à la demande en zone rurale ;
  • développer l'intermodalité (entre train-métro-bus-vélo) ;

et aussi, par une réglementation nationale,

  • stopper l’étalement urbain qui bétonne les campagnes et oblige l’utilisation systématique de la voiture ;
  • nous pouvons aussi, comme de nombreuses communes ont su le faire, créer des cœurs de ville et de village plus denses autours de lieux de vie : commerces de proximité, lieu de sport, de culture, de loisir et de travail. Ainsi chacun a moins à se déplacer au quotidien et vit mieux dans son quartier ou son village.

À l'image donc de ce contournement Est, incompatible avec la lutte contre le changement climatique, il nous faut être visionnaires pour répondre aux défis d'un futur proche, avec du pétrole cher et des gaz à effet de serre à n'en plus finir...

Faire face aux pressions des lobbies pétroliers, industriels et professionnels de la logistique, pour dire oui aux solutions de l'avenir ! Voilà le projet des Verts !
Voter Vert, c'est voter pour l'avenir !