La brutalité : un nouveau mode de gouvernance ?
Par Stéphanie le mercredi 6 juin 2007, 13:33 - archives - Lien permanent
François Fillon a construit sa carrière politique en donnant à penser qu’il
était un «modéré» voir même un « gaulliste social »…
Avant-hier, il stigmatisait «l'imposture morale» d'une «gauche des grandes
âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou du
bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales».
Hier, évoquant les morts tragiques des migrants de la misère en
Méditerranée, il agresse celles et ceux qui défendent les sans papiers qui,
selon lui, «ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer »…
Il y quelques années, alors qu’il était ministre de la « réforme des
retraites » il s’était carrément lâché en plein mouvement social,
stigmatisant « la responsabilité du Front populaire dans l’effondrement de
la Nation en1940 »… rien que ça !
Et ce matin, il vient d’annoncer qu’il allait conduire la réforme des
régimes spéciaux de retraite, « dans la concertation ».
Ca promet.
Il se trouve par ailleurs, que notre si consensuel 1er ministre est aussi le
chef de la campagne de l’UMP pour les législatives.
Ca va donner quoi dans la 2ème circonscription ?
Françoise Guégot, Maire de Mont Saint Aignan, l’une des 2 candidates de la
majorité présidentielle, sera-t-elle choquée de cette
brutalité ?
Vu de ma place de conseillère municipale de Mont Saint Aignan, il est vrai
que les méthodes dont elle use parfois elle même en réunion de Conseil
Municipal pour animer le débat, ne sont pas très éloignées de celles de son
chef de file…
L’autre candidat de cette majorité présidentielle, Pascal Houbron, Maire de
Bihorel, qui a lui quitté les centristes pour se mettre dans la roue de l’UMP,
est-il aujourd’hui à l’aise dans ses baskets… ou droit dans ses bottes
?

