Au prétexte de démocratiser la pratique du golf, la municipalité de Mont-Saint-Aignan en oublie le nécessaire dialogue !
Par Stéphanie le vendredi 2 novembre 2007, 16:43 - Mont-Saint-Aignan city - Lien permanent
Le conseil municipal est convoqué en urgence, lundi 05 novembre prochain.
En
effet, il y a urgence, parce que le dossier du golf n'en fini plus de
faire parler de lui.
Après une négociation que nous pouvons qualifier d'« opaque » - on attend encore le compte rendu- le choix de la municipalité est tombé le 20 septembre dernier : Vert Marine, déjà délégataire de la piscine, succédait ainsi « dans les règles », nous affirmait-on, à l’association qui gérait le golf depuis sa création.
Dans le même temps, on nous annonçait une révision des grilles tarifaires, pour rendre le golf plus accessible et plus démocratique.
Mais le juge administratif est passé par là, et contre toute attente, il a décidé de casser la délégation de service public, pour irrégularité de procédure (réjouissons nous, la démocratie a des juges pour faire respecter le code des marchés publics! )
Depuis le début de cette affaire, force est de constater que la mairie prend ses aises avec les procédures. Après un passage sommaire du dossier en commission d'appel d'offre, malgré les arguments au fonds développés par l'association qui gérait le golf de Mt-St-Aignan, la ville s'obstine à vouloir faire affaire avec la société Vert Marine, spécialiste des délégations de service public... mais pas vraiment spécialiste de l'activité du golf.
On va maintenant nous proposer lundi soir, de voter une convention temporaire d'occupation du domaine public avec... Vert Marine !
Le groupe des élus Mont-St-Aignan Autrement auquel j'appartiens, conserve depuis de début de l'affaire, la distance nécessaire (d'autant que nous ne sommes pas nous même des « fanatiques » du golf, pour des raisons notamment écologiques).
Aujourd'hui, nos réserves se confirment :
Une association sportive (qui n'est pas une entreprise, il faut le rappeler!) a été manifestement méprisée par la mairie. Dans un courrier du 18 octobre dernier, le Président de l'association nous indiquait que ses propositions sont restées lettre morte depuis le lancement de la procédure d'appel d'offre, en décembre 2005. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette façon de traiter une association n'est pas un exemple pour la démocratie locale !
Les argumentaires précis, présentés par l'association (notamment le maintien de l'équilibre budgétaire de l'exploitation du golf sans faire appel aux impôts des habitants) restent sans réponse, à l'instar de nos interrogations sur le montant des indemnités que la ville devra verser à l'association évincée...
Pourquoi n'avoir pas pris la peine, il y a 2 ans, puisqu'il était connu de tous que la convention d'occupation arrivait à son terme, de discuter avec l'association pour intégrer les exigences de la collectivité par rapport à la gestion de cet équipement sportif ?
Lundi, à l'occasion du conseil municipal, nous renouvèlerons nos questions. Parce que la démocratie commence par le dialogue et la transparence, gageons que nous obtiendrons des réponses.

