Antennes de radiotéléphonie mobile et téléphone portable : petite mise au point !
Par Stéphanie le samedi 19 janvier 2008, 18:03 - actualité - Lien permanent
Je saisi le clavier pour apporter enfin, la mise
au point qui s’impose:
Oui, comme beaucoup d’êtres humains de ce monde, j’avoue avoir raisonnablement
mes petites contradictions… Mais celle là, non !
EXPLICATIONS
En 2005 l'AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) pointe la possibilité d'effets sanitaires liés à l'exposition directe du crâne aux téléphones mobiles et le fait que les enfants y seraient plus sensibles.
Les opérateurs de téléphonie mobile ont apporté une réponse en fournissant le kit piéton qui permet d’éloigner l'appareil de nos précieux cerveaux.
Aujourd'hui, l’autorité sanitaire conseille d’utiliser raisonnablement nos téléphones portables, certaines études préconisent même de ne pas dépasser les 6 minutes par communication (Non non, couper la communication au bout de 6 minutes et rappeler ensuite, ça ne marche pas !)
2- Les risques liés à l’implantation d’antennes de radiotéléphonie mobile font quant à eux l’objet de controverses et débats nombreux.
Sans entrer dans des débats d’experts et sans tomber dans la parano, on peut néanmoins relever plusieurs faits qui nous alertent :
- Aucune étude épidémiologique indépendante n’a été réalisée en France. À bien y regarder, les seules études réalisées sont financées... par les opérateurs de téléphonie !
- L’union européenne préconise la prudence et l’application du principe de précaution pour la règlementation de l’implantation des antennes et le contrôle de leurs émissions,
- D’autres pays en Europe et dans le monde ont imposé des normes d’émission moins élevées qu’en France (par exemple l’Autriche, la Suisse…). Chez nos amis Suisses, la communication passe aussi bien, non ?
- Des émissions souvent incontrôlées par les collectivités locales : très peu de communes décident de procéder à ces vérifications (d’autant que toutes les implantations d’antennes ne sont pas déclarées en mairie), résultat : nombre de contrôles indépendants réalisés par les associations de défense de riverains relèvent des infractions aux normes d’émission. L’adage selon lequel « on ne trouve que ce que l’on cherche » est ici vérifié !
- Les opérateurs implantent, en toute liberté, des antennes de plus en plus puissantes, pour passer internet, musique, photos, vidéo, et autres «merveille » de la communication virtuelle (on va bientôt demander à nos téléphones portables de faire la vaisselle !) sans que les conséquences des cumuls de puissances ne soient évaluées sérieusement au cas par cas.
EN CONSEQUENCE
Puisqu’il y a un risque connu à utiliser sans modération nos téléphones portables,
Puisqu’il y a un faisceau d’indices qui nous alerte sur le dossier des implantations d’antennes de radiotéléphonie mobile.
=> En tant que citoyenne informée, j’applique le principe de prévention en utilisant avec modération mon téléphone portable, que lors de l’achat, je choisis avec le niveau d’émission de radio-fréquence le moins élevé. (en demandant au vendeur de préciser l’indice DAS* ).
=> En tant qu’élue, responsable des décisions qui pèsent sur la sécurité et la santé de mes concitoyens, j'ai le devoir d’appliquer le principe de précaution, de règlementer les implantations d’antennes de radiotéléphonie en concertation avec les habitants et d'organiser le contrôle systématique de leurs émissions en toute transparence.
A bon entendeur ! (sauf si le téléphone portable rend sourd !)
*DAS : Débit d'Absorption Spécifique qui mesure le niveau de rayonnement du téléphone mobile
Pour en savoir plus : association PRIARTEM

