• D’abord reconnaitre la place que chacun occupe, à son niveau, pour faire de Mont-Saint-Aignan une « ville verte »,
  • Inciter aux pratiques durables et écologique de jardinage : par les critères écologiques (paillage, compostage, recyclage des eaux pluviales, etc) qui ont constitué 50% de la note du jury (sauf pour les balcons évidemment !) ; par la distribution des prix qui incident aux bonnes pratiques : « jardiner Bio », « jardiner durable avec la nature », « astuces au balcon », et pour le 1er prix des jardins familiaux, un guide des semences « libres » édité par l’association __kokopelli__.

semences kokopelli

Ce prix est un véritable symbole pour moi : celui de la défense des variétés de légumes et fruits anciens, de la résistance à la standardisation des légumes calibrés (sans couleur, sans saveurs, résistants au transport routier) imposée par les grands semenciers de l’agriculture productiviste qui appauvrit notre patrimoine naturel, atteint notre environnement et notre santé. Je crois que ce message est bien passé chez nos amis des jardins familiaux, déjà sensibilisés à la qualité de leur production !




  • Montrer l’exemple, par une démarche de réduction des pesticides (produits chimiques) épandus sur le territoire de la ville, au niveau des espaces verts, mais aussi sur les trottoirs, les places ; en mettant en place des techniques de désherbage alternatif et des méthodes préventives (paillage des massifs, choix des végétaux par exemple).
  • Développer une nouvelle vision du paysage urbain, en rupture avec celle d’une nature domestiquée, promouvoir une nouvelle relation des habitants avec la nature en ville, avec la « gestion différenciée » des espaces verts, laisser leur place aux espaces moins contrôlés, moins maitrisés, créer des paysages ouverts, entre le goudron et le béton, réintroduire des plantes sauvages, redonner droit de cité à la biodiversité !
  • Soutenir les initiatives des habitants, ici pour un jardin des simples, là pour un jardin partagé ou un potager conservatoire : Bref, laisser entrer la créativité et la solidarité au jardin public.

Tout cela pour dire qu’une ville verte, pour moi, c’est plus qu’un paysage urbain entrecoupé d’ilots de verdure, c’est une démarche, une dynamique, un engagement commun : Une ville vivable, respirable, ouverte, une ville habitable pour tous (qu’on ait 2 jambes, 4 pattes ou 2 ailes).